Né à Bafang au Cameroun le 20 Mars 1962. Économiste de formation, il dirige l’Institut d’Etudes Géostratégiques de Douala au Cameroun, Genève en Suisse et Tianjin en Chine. Il enseigne Géostratégie Africaine à l’Institut Supérieur de Management ISMA à Douala au Cameroun.

« Histoire » aux éditions  Institut d’études géostratégiques.

L’histoire est définie comme un récit des événements relatifs aux peuples en particulier, ou à l’humanité en général. Il convient plutôt de définir l’histoire comme le récit des conflits entre les individus en particulier ou entre les peuples en général. Tous les conflits naissent du fait que les belligérants n’attribuent pas aux mêmes événements, la même explication, la même définition. Ils surviennent pour faire émerger un point de vue ou un intérêt sur un autre ou sur plusieurs autres.

Pourquoi les humains peuvent-ils avoir plusieurs points de vue sur le même fait ? Parce que la lecture que chacun fait des événements est intimement liée à ses intérêts en jeu. Voilà pourquoi la victime ne peut pas avoir la même lecture de l’histoire que son bourreau. Pendant longtemps, l’histoire africaine a été racontée par les Européens, fidèle non pas à la version des victimes, mais à celle de ses bourreaux.

Ce livre essaie de donner aux enfants de classe de 3ème, la capacité à lire l’histoire en partant de leurs propres intérêts dans leur environnement. Il convient donc de répondre à la question suivante : Quelle histoire de l’Afrique devons-nous enseigner à nos enfants, quand nous savons que les intérêts de l’Afrique sont incompatibles avec les intérêts européens, et que nos relations ont toujours été conflictuelles et continueront de l’être?

Il est impossible pour les Africains de voir la même histoire que les Européens. Il nous est donc difficile de désigner la violence des déportations de millions d’Africains par les Européens vers l’Amérique, avec les mêmes mots, les mêmes adjectifs ou les mêmes substantifs comme « LA TRAITE NEGRIERE ». C’est pour cela que des mots comme : « NEGRE, NÉGROIDE, NÉGRIER, NÉGROPHOBES, NOIR » etc… ont été réduits au strict nécessaire dans ce livre. Ces mots n’existent dans aucune langue africaine, et ont été utilisés comme humiliation et assujettissement des Africains. L’histoire de la colonisation racontée par les Européens tente de faire ressortir tous les éléments positifs des événements, mais vue du côté de la victime, on ne peut pas faire le bien de quelqu’un malgré lui et surtout en détruisant sa propre culture et en le réduisant en captivité.

L’objectif de ce livre n’est pas seulement celui d’enseigner l’histoire aux enfants du Cameroun, mais d’utiliser la centralité de l’histoire pour leur transmettre à travers la Pensée Critique, la Pensée Complexe et la Pensée globale, les instruments nécessaires pour prendre en main le destin de tout le Cameroun en particulier et du continent africain en général.

Finalement, un livre d’histoire où le déroulement de la chasse n’est pas raconté par les chasseurs de Jean-Paul Pougala.

Une petite aparté qui devrait rassurer l’auteur, en 1967, la chanteuse française Chantal Goya remportait un énorme succès avec cette chanson intitulée « Ce matin, un lapin a tué un chasseur ».


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